Patrimoine Culturel de Pont-Rémy / Cultural Heritage

L’Eglise Saint Pierre et ses vitraux

L’église de Pont-Rémy a été construite de 1867 à 1871, au centre du village. Elle remplace celle qui datait du 15ème siècle et qui s’élevait près du château, au lieu-dit « Canchy. » Sa conception est moderne, néogothique, en pierres et briques. L’église est éclairée par deux rangées de fenêtres, l’une au rez-de-chaussée et l’autre au niveau de la galerie. A l’intérieur, on remarque un déambulatoire soutenu par des piliers de fonte : la construction de l’église date de l’époque où l’on introduit le métal (fonte et acier dans les constructions. Son intérêt majeur réside dans le fait que l’on a remonté dans deux fenêtres hautes, des restes de verrières provenant de l’ancienne église.

Le camp gaulois Arebona

Le village Gaulois porte le nom d’Arebona, qui signifie le village près de la rivière en langue Gauloise.

La maison gauloise

L’unique pièce concentre toutes les activités domestiques et familiales. Outre le foyer, vous découvrirez le mobilier et les ustensiles -utilisés par les Celtes. Nous aborderons également ta notion d’architecture à partir des fouilles archéologiques, les techniques de construction des bâtiments, charpentes et couvertures, mais aussi le choix des matériaux et des décors qui témoignent de la grande maîtrise de ces peuples.

Le chaland gallo-romain « Abugnata »

Venez découvrir « Abugnata », reconstitution de l’embarcation fluviale gallo-romaine découverte dans la Vallée de la Somme au Xie’ siècle. Grâce à elle, nous aborderons l’histoire de la navigation fluviale dans l’Antiquité, son utilité et les techniques de construction des bateaux de charge.

La fouge

Le bruit du marteau sur l’enclume ! L’époque gauloise est aussi appelée « Âge du Fer ». Avec notre forgeron, vous comprendrez pourquoi… Tout en travaillant et en forgeant de petits objets (pointes de flèches, clous, couteaux), l’animateur, avec l’aide de volontaires, vous livrera des secrets qui ont permis aux Celtes d’afficher leur supériorité technique dans toute l’Europe Antique.

Les démonstrations

La meule à grain : Ustensile emblématique de la sphère domestique à toutes les époques de notre histoire, traditionnellement en pierre, la meule à grain est intégrée depuis la fin du Paléolithique au processus alimentaire. Son usage est resté constant jusqu’à la fin du XXème siècle. Vous pourrez participer à toutes les étapes de fabrication de la farine.

La frappe de la monnaie : Les Gaulois, à l’image des Grecs et des Romains, frappaient leur monnaie dans des ateliers contrôlés par les cités. Ce contexte historique sera l’occasion, pour vous, d’observer et de participer à la reconstitution d’une véritable ‘fausse » monnaie gauloise, de la fonte du métal à la frappe proprement dite.

Le tissage : Les Gaulois appréciaient les étoffes colorées. lls maîtrisaient l’art de filer et tisser le lin, la laine. Ils utilisaient un métier à tisser dont la technique est encore employée aujourd’hui

La maison Manessier

Grâce à Jean-Baptiste et Christine Manessier, les deux enfants de l’artiste, les deux premières huiles d’Alfred Manessier ont été identifiées. Elles ont été peintes à Pont-Rémy. Et elles représentent, l’une et l’autre, des paysages pont-rémois. Et pour marquer de souvenirs, d’étapes et de traces le pays où il a vécu, Christine et Jean-Baptiste Manessier ont offert à la commune de Pont-Rémy ces deux petits tableaux de 1925 et de 1926 qui représentent, l’un l’église, l’autre du pont de pierre.
17, rue Roger Salengro 80580 Pont-Remy

Cimetière anglais de la Première Guerre mondiale ainsi que des croix en fer forgé dans le cimetière 

Les croix de fer étaient présentes sur toute la Picardie Maritime, produites par les artisans locaux et situées à l’entrée des villages, la croisée des chemins, pour marquer un événement malheureux, et dans les cimetières, comme ici à Pont-Rémy. Elles constituent des témoins de la vie du village, avec les noms des donateurs, des morts, des artisans qui ont pu les fabriquer et méritent d’être préservées. Rue du Chaufour 80580 Pont-Remy

Les vestiges du château de style néogothique, autrefois forteresse du XVè siècle

Histoire du château « Comment de château féodal devient château néo-classique style Troubadour ?  Pont Rémy se situe au premier resserrement de l’estuaire du fleuve Somme. Un important atelier de bouilleur de sel a été mis à jour datant de l’âge du fer final. Pour résister aux invasions nordiques, puis normandes, le vicomte de Pont Rémy fait ériger un château féodal sur une ile formée par le fleuve. Le 24 août 1346 le roi Edouard III roi d’Angleterre bat en retraite devant l’armée royale, tente de forcer le passage des ponts, mais les habitants et les troupes du roi de Bohème repoussèrent l’ennemi qui alla s’établir à Crécy ! Pendant la guerre de Cent Ans, le château fut le théâtre de bien de combats contre les anglo bourguignons, pris et repris à maintes reprises, dénommé « chien de garde du Ponthieu » assiégé par le duc de Bourgogne en personne, détruit , il sera transformé en place forte pendant les guerres de la Ligue. Les troupes d’Henri IV le reprennent, le roi y loge avant de faire son entrée à Abbeville. Le 16 août 1628 le cardinal de Richelieu loge au château , le feu prit dans les cuisines et s’étendit à une tour qui servait de réser­ve de poudre. Dans l’explosion qui s’en suivit le château fut partiel­lement détruit, fort heureusement le cardinal fut indemne. 1659 Traité des Pyrénées, le château perd son rôle, de chien de garde, pour devenir résidence du gouverneur attaché aux illus­tres seigneuries. 1789 Le dernier seigneur fut Louis Michel LePelletier mar­quis de .St Fargeaux, assassiné, désigné Premier Martyr de la Ré­volution, inhumé au Panthéon. Sa fille Suzanne première pupille de la Nation vint habiter au château, le vend à Armand du Mais-niel en 1817. Il entreprend une restauration dans un style néo clas­sique très précoce pour l’époque, style troubadour bien en avance pour la fin du 19ème siècle. La dernière propriétaire ayant un titre de noblesse meurt en 1954, vendu à divers propriétaires qui n’ont pas eu les moyens de leurs ambitions, peu à peu laissé à l’abandon, vandalisé et squatté, le 13 août 2012 il est la proie des flammes, incendie qualifié de cri­minel. Après maintes démarches auprès de la famille pro­priétaire, la municipalité de Pont Rémy a pu acquérir les ruines du château et du parc attenant.

La gare de Pont-Rémy mise en service en 1847
Les Usines de Pont-Rémy

En 1835, Janin Vayson, qui avait repris la célèbre filature des Rames d’Abbeville, fonde une filature de lin qui devient la plus grande linière du département avec plus de 350 ouvriers. En 1839, fut construite à proximité de la précédente, une filature au mouillé et au sec de lin et de chanvre dont M.Liénard et Cie était le propriétaire. Elle occupait 900 ouvriers. En 1845, construction au nord de la Somme d’une filature au mouillé de lin et chanvre où M.Liénard et Cie employait 300 ouvriers. En 1852 une compagnie linière acheta les 3 constructions et ajouta en 1856 dans la partie nord un bâtiment pour le tissage de toiles fines, serviettes, draps avec 350 métiers pour environ 350 ouvriers. En 1885 la maison Saint Frères racheta l’ensemble et ouvrit ses ateliers en 1890. Après avoir racheté l’usine des Moulins-Bleus à l’Etoile en 1884, l’entreprise fait l’acquisition de deux usines à PontRémy réparties sur les deux rives de la rivière Somme. Elle achète d’abord l’ancienne linière qu’elle transforme en tissage de toile de jute ; elle est traditionnellement appelé l’usine du Bas. Parallèlement elle complète son dispositif industriel en achetant à la même époque un terrain sur la rive opposée de la Somme et y bâtit une filature de jute, qui prend le nom d’usine du Haut. Cette usine, construite en 1902, sera accompagnée à partir de 1910 de logements ouvriers et d’un magasin de commerce coopératif. L’usine, qui a cessé son activité après 1960, comptait 479 ouvriers en 1936. Comme pour les autres sites industriels sur lesquels Saint Frères s’installe, il  n’utilise  pas  la  force  hydraulique  présente.  Pour  la  filature,  l’entreprise  choisit  même  un  site  éloigné  de  la rivière et de ses dérivations, alors qu’au sud du tissage d’autres dérivations permettent à de nombreuses roues de moulins de fonctionner. En 1892 vient s’ajouter aux bâtiments sud de la Somme un tissage avec 200 métiers.

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