Patrimoine Naturel de Crécy-En-Ponthieu / Heritage

La forêt domaniale

C’est le plus vaste massif forestier du département de la Somme traversé par le GR 123, géré par l’Office National des Forêts. Il abrite de grandes futaies de hêtres et de chênes. Des circuits de randonnées sont aménagés pour piétons, cyclistes et cavaliers. A télécharger sur ce site :

https://www.somme-tourisme.com/promenades-en-foret-de-crecy/crecy-en-ponthieu/randopic0800000o

Au gré de vos balades, vous pourrez observer une vingtaine d’arbres remarquables (chênes et hêtres) mais aussi des arbres sculptés.

Ces quelques arbres figurent parmi les plus exceptionnels de la forêt :

– Le Chêne Le Revenant. Ce chêne, à forme tourmentée et qui « revient de loin », aurait été brisé dans sa jeunesse. Classé en 1904. Parcelle 260 Hauteur : 26 m ; circonférence : 314 cm ; âge : 185 ans

– Le Chêne des Ramolleux. Situé en lisière nord, sur Caumartin. Classé en 1910. Parcelle 86  Hauteur : 26 m ; circonférence : 564 cm ; âge : 460 ans

– Le Chêne des Chartreux Classé en 1902 ; Parcelle 389 Hauteur :26 m ; circonférence : 468 cm ; âge : 360 an

En 2016 et 2017, des arbres ont été sculptés dans le cadre de Forest’art. Ce festival de sculptures monumentales sur arbres propose de découvrir le travail d’artistes au cœur de la forêt.

– Petite sœur (parcelle 107) ; artistes : Samuel Lepetit et Paco Le Razer ; essence : mélèze

– Le géant de Corbie (parcelle 52) ; artiste : Marlaine Morin ; essence : hêtre

– Le bois des Cahières (parcelle 54) ; artiste : Alain Lafortune ; essence : douglas

– Nuit de Sabbat (parcelle 50) ; artistes : Samuel Lepetit et Paco Le Razer ; essence : frêne

– L’arbre raconte (parcelle 107) ; artiste : Nalaud Guilloton ; essences : mélèze et douglas

– L’esprit de la forêt (parcelle 52) ; artiste : Marlaine Morin ; essence : douglas

– L’arbre à message (parcelle 306) ; artiste : Paco Le Razer ; essence : douglas

– Sylvanus (parcelles 253 – 260) ; artistes : Samuel Lepetit et Vincent Tétu ; essence : douglas

– La fée de la forêt (entrée de Forest-l’Abbaye en venant de Crécy) ; artiste : Alain Lafortune ; essence : cèdre

La Maye

C’est un petit fleuve de 28 km qui prend sa source à 34 m d’altitude à Fontaine sur Maye et se jette dans la Baie de Somme.

Le géant de Corbie

Selon la légende, dans les temps anciens, il y avait près de Corbie un géant qui vivait dans une grotte des falaises de la Barrette. Il avait une longue barbe et ses cheveux ressemblaient à des branches de chêne.

“Dans les temps reculés, lorsque le ciel était plus près de nous, habitait dans des cavernes de craie, un enchanteur mystérieux, et renommé à vingt lieues à la ronde. Il était grand, à l’égal des plus grands sapins, la barbe très abondante, le vêtement fait d’écorce de tilleul. Dans sa chevelure étaient piqués des rameaux de houx et d’ormeaux. Lorsqu’il parlait, les murailles de pierre répercutaient sa grande voix, et si, dans les jours de colère, il lui arrivait de gronder, la roche se fendait, et sur les grandes nappes d’eau frémissantes, les roseaux bruissaient. Il portait à la ceinture, suspendue par une grosse chaîne de fer, une énorme corne d’ivoire, qui avait la vertu de traduire ses désirs en réalités. S’il soufflait avec violence, les pierres se détachaient de la falaise pour aller rouler au loin dans les eaux. Mais toute cette puissance ne pouvait rien sur l’empire des hommes, où le mal régnait en maître. Le solitaire ayant longtemps réfléchi, résolut de peupler le pays uniquement d’enfants. Il tira de son cor d’ivoire des sons si doux que les enfants apparurent en grand nombre. Il jouait, jouait toujours et le jeune peuple se roulait sur les gazons fleuris. Pendant le sommeil des bambins, le bon géant jouait plus suavement encore, et leurs rêves étaient roses et doux comme leur vie. Les paroles de colère étaient inconnues à ces enfants privilégiés ; jamais la jalousie, ni les querelles, ni la haine hideuse n’étaient venus troubler leurs jeux. Mais en grandissant, ils perdirent leurs qualités d’origine ; la violence asservit leur esprit. Le géant s’en repère attrista d’abord, puis, il reconnut son impuissance à conjurer le mal, il pleura, et les larmes qui coulèrent de ses yeux ravinèrent le sol jusqu’à la Somme, et les méchants enfants ne pensèrent pas qu’ils fussent les auteurs de cette grande douleur. Le géant pleurait toujours, et ses larmes formaient des ruisseaux et des rivières (…) Le solitaire cessa de pleurer, et un vent violent souffla qui dessécha le lac, et la terre reparut (…) Triste et fatigué, il s’endormait dans sa couche pendant de longues heures du jour, à l’ombre de ses sourcils, qui croissaient en même temps que sa barbe. Un jour qu’il sommeillait lourdement, les enfants s’approchèrent de lui pour lui voler son cor d’ivoire ; mais comme il reposait sous la tête du géant, ceux-ci ne pouvaient arriver à leur fin, pratiquèrent un trou à l’instrument convoité. Il en sortit aussitôt un vent qui souffla en tempête, et qui, soulevant la poussière et le sable, obscurcit la lumière du ciel. Le ciel devint noir comme de l’Ancre. On ne voyait plus le soleil. C’est alors que les calamités tombèrent sur la Terre. De l’œuvre du solitaire, à peine restait-il quelques hommes ; le géant ne se réveilla plus ; la corne d’ivoire ne se fait plus entendre dans la région, mais les calamités et les tempêtes sont annoncées par les corneilles au plumage de deuil qui nichent au sommet des tours de Saint Pierre. Quant à notre Géant, il ne s’est jamais réveillé. Il doit encore dormir quelque part, dans une « muche » des falaises de Corbie.”

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